DEPARA, NIGHT AND DAY IN KINSHASA @ REVUE NOIRE

Nichée dans une petite rue résidentielle collée au cimetière Montparnasse, la galerie Revue Noire se fait discrète et sage. On y rentre comme dans une maison : des yeux d’eau ouvrent la porte et ferment le verrou derrière nous. Sur les étagères, les centaines de publications de la maison se serrent les unes aux autres. Sur le bureau, des boites noires s’empilent comme des buildings dans un quartier d’affaires. La galerie habite une petite maison de deux étages avec vue sur une cour intérieure fleurie.

Les éditions Revue Noire ont été créées en 1990 par Jean Loup Pivin, Simon Njami et Pascal Martin Saint Leon. A l’occasion des 10 ans, la galerie est née. Centré sur l’art contemporain africain, Revue Noire joue un rôle déterminant sur la place des artistes africains dans le monde de l’art international.

 Après toute une tempête de parutions presse (ici), je suis tombée complétement par hasard sur cette exposition. Et par chance, programmée depuis automne 2011, elle est prolongée jusqu’au 18 février prochain.

Depara, Night and day in Kinshasa
Jean Depara 
est arrivé en 1951 à Léopoldville (actuelle Kinshasa). Il a vécu de plusieurs petits métiers dont la photographie. Son appareil : un Adox 6×6. (plus d’infos sur le photographe ici)

On découvre au fil des cadres, Kinshasa comme on ne l’aurait jamais imaginée ou même rêvée, une ville melting-pot avec de nombreux expatriés et locaux autour d’une bière Primus ou d’un Martini. Robes 60′s façon Jacky O’ sur la taille et musique du Congo belge dans le coeur… Tout ça bien avant la “Zaïrianisation” de Mobutu…

Des femmes avec le visage grossièrement blanchi à la poudre (du Beyoncé avant l’heure). Des teddy boys locaux avec leurs jeans rêches et retroussés aux chevilles. Des guitares électriques et des concerts sauvages. Des concours de musculation autour d’une piscine. La fièvre des nuits folles passées au night club, et l’amour affiché sans honte, l’amour révélé sur carte postale ou sur un grand format. Des femmes libres sur un lit et d’autres couples enlacés..

Infos pratiques : GALERIE REVUE NOIRE, 8 rue Cels, Métro Denfert-Rochereau, entrée gratuite, du mercredi au samedi de 13h à 19h.

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Exposition photo : la Nouvelle Vague à la Galerie Polka

Rue Saint-Gilles, la galerie Polka présente une nouvelle exposition : Le cinéma du reporter de Raymond Cauchetier. Initialement photographe de guerre, Cauchetier va ensuite être le photographe attitré de Claude Chabrol, Agnès Varda, Jacques Demy, Jean-Luc Godart, François Truffaut.. Bref, le photographe de la Nouvelle Vague.
Dans le petit pavillon situé dans la cour de la galerie, vous pourrez découvrir au sous-sol les tirages  de son Rolleiflex. On y mêle plateaux de cinéma et Asie du sud : Indochine, Cambodge…

A vous les planches-contact de Lola dans le Hall d’un cinéma, Jules et Jim où l’on découvre un Truffaut entre deux prises de vue, ou encore Godart en train d’expliquer une scène à Belmondo et Jean Seberg un premier jour de tournage..

Parenthèse : cette exposition met en miroir les photos de Godart et de Truffaut. Ça peut sembler naturel et pourtant je trouve que c’est un face à face assez violent. La dernière fois que j’ai vu un film de Godart, Socialisme, j’ai eu la nausée toute la nuit. Allez savoir pourquoi son cinéma me retourne toujours un peu, il dérange une partie de moi. François Truffaut, au contraire, c’est une sorte de repère, un cadre figé et rassurant : cette voix off qui vous éduque, ses répliques récurrentes “les femmes sont magiques ?” et ce cher, très cher Antoine Doinel… En fait, selon moi tout oppose ces deux réalisateurs.. la sécurité VS le risque.

Lola à la galerie Polka de Raymond Cauchetier

A bout de souffle à la Galerie Polka de Raymond Cauchetier

— « C’est vraiment dégueulasse. »
— « Qu’est-ce qu’il a dit ? »
— « Il a dit : vous êtes vraiment une dégueulasse. »
— « Qu’est-ce que c’est dégueulasse ? »
(extrait de À bout de souffle de Godart)

Infos pratique : Galerie Polka, 12 Rue saint-Gilles, 75003 Paris (métro Chemin Vert), entrée libre.

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Ravage #1… premières équipes féminines de basket

Les nœuds noués négligemment autour du cou, les cols marin, les turbans, les blouses blanches… divines obsessions révélées par la bibliothèque de l’université de Miami. Elle possède un compte Flickr incroyable avec plus de 4000 photos dont les plus anciennes datent du début du XXe siècle. Voici une sélection des tenues réglementaires des premières équipes féminines de basket :

détail : Western College junior basketball team 1919

Western College freshman basketball team 1919

détail : Western College sophomore basketball team 1917

Western College sophomore basketball team 1917

Western College junior basketball team 1919

Western College junior basketball team 1916

Miami women's basketball team ca. 1905

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Exposition FOTO / GRAFICA au Bal

Uchuraccay : Testimonio de una masacre (1983)

Le BAL a récemment inauguré l’exposition FOTO / GRAFICA : une rétrospective consacrée au livre photo en Amérique Latine. Si habituellement le livre accompagne et illustre une exposition, ici c’est bien un livre qui a donné naissance à l’exposition.

Tout est parti d’un constat. Au premier forum latino-américain sur la photographie en 2007 : on relève le manque crucial d’une cartographie des livres publiés au XXe siècle sur le continent. Des années de recherche et d’investigation plus tard est né Les livres de photographie d’Amérique latine : une anthologie recensant 150 livres publiés entre 1921 et 2009.

Et rassurez vous, au BAL on ne délaisse par le visiteur : tout est bien expliqué, chaque œuvre est couvée par son sous titre. Deux grandes salles mettent en scène une partie de ces 150 livres par thème.

Histoire et Propagande
Deux livres mis en parallèles ont retenu mon attention : Chile Ayer Hoy VS Chile O Muerte (1974 de Carmino Cardoso). Le premier est une brochure de propagande qui tente de justifier le coup d’état du général Pinochet, et le second se moque du premier à l’aide de caricatures & photographies.

CHILE AYER HOY

CHILE AYER HOY

CHILE AYER HOY

CHILE O MUERTE (1974 Armindo Cardoso)

Les premiers livres sur l’histoire de l’Amérique avant Christophe Colomb, gardent précieusement des paysages des cités Incas et des portraits de ses habitants. Amazonia de Claudia Andujar s’intéresse aux indiens d’Amazonie : les Yanomamis. Je sifflote le titre homonyme d’Yves Simon repris par Christine & The Queens en observant la première page aux lettres dorées, les prises de lumières surréalistes et une projection grand écran ressuscitant des cultures désormais détruites par la colonisation.

Amazonia de Claudia Andujar (1978)

Projection : Amazonia de Claudia Andujar (1978)

Essais photographiques
El rectangulo en la mano (1963) est considéré comme un petit chef d’œuvre fragile du photographe mythique Sergio Larrain.

El Rectangulo en la mano de Sergio Larrain (Santiago de Chile)

Le plus étonnant des livres présents ici est pour moi, Fotografias (1983) de Fernell Franco : ouvrage maudit par son perfectionniste d’auteur qui a tenté de détruire tous les exemplaires… Quelques rares livres ont heureusement refait surface.. Des lumières, des ombres, des couloirs et des bordels.. Les bordels aux teintes sépias surtout.

Fotografias de Fernell Franco

Fotografias de Fernell Franco

Photographie Urbaine
Avandaro (1971) restitue l’ambiance du premier festival de rock au Mexique : rock y rueda.

Avandaro (1971) : festival Rock y Rueda au Mexique

Pour finir, je découvre le petit bar café du BAL. Des muffins et autres embarrassants crumbles me font de l’oeil sur le comptoir. A la lueur des photophores, on travaille consciencieusement, la machine à café continuant à cracher son marc après 19H. Je ferme les yeux et cherche la sortie à tâtons… Vite la sortie avant de faire un meurtre framboise-pistache. J’ouvre mes paupières, me voilà dans la boutique du BAL. Là, un dernier livre prisonnier d’une vitrine attire mon attention : -Los Amorales.
Ce n’est pas la première fois. Notre première rencontre, c’était un samedi au Grand Palais pour le salon de la photo 2011. Entre deux stands, j’avais découvert sa couverture bicolore intriguante. Le revoilà ! Ce fameux livre sur la lutte mexicaine tiré à seulement 2000 exemplaires.. Derrière sa prison de verre, pas de caresse possible. Mon précieux..

_los Amorales (2000)

Infos pratiques : le BAL, 6 impasse de la Défense, 75018 PARIS (métro Place de Clichy), entrée 5 euros. Pour le café, il existe des brunchs le samedi & dimanche jusqu’à 15H. À tester !

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le sentiment des choses – Le Plateau (FRAC)

Cette année, j’ai rencontré l’homme de ma vie. Au début, j’ai reconnu en lui une figure paternelle. Puis, j’ai eu envie d’embrasser ce visage à m’en casser les dents, de refroidir mon front sur le sien. J’étais rendu moitié aveugle et j’avais presque mal au cœur d’avoir des sentiments adolescents pour un marbre. Un sentiment pour une “chose”, une première fois douloureuse…

Le Jour et la Nuit d'Antoine Bourdelle

MONO NO AWARE : principe littéraire japonais définissant les émotions qui naissent en nous au contact des faits et des choses comme le seul moyen d’en connaître la substance.
Est-ce qu’on connaitrait le cœur des choses uniquement à travers les sentiments qu’elles éveillent en nous ? Un sentiment propre à chacun ?

.. SI vous vous posez cette question, alors il est grand temps d’aller voir l’exposition Le Sentiment des choses, présentée au centre du Plateau – FRAC (19e).

Autour de Homonymes (points de vue, intervalles réguliers) d'Isabelle Cornaro

L’exposition se base sur l’œuvre de l’inventeur, artiste, designer, écrivain, illustrateur, graphiste.. Bruno Munari (1907-1998, Milan). Ses œuvres incitent chacun à développer sa propre curiosité et créativité. Influencé par le Bauhaus (il fut formé par un des maîtres Herbert Bayer), il a notamment collaboré avec l’entreprise design italienne Danese, et a participé au Mouvement pour l’Art Concret…

Parmi les objets qui m’ont “touché” : ses machines inutiles, mobiles aux formes géométriques, ses sculptures de voyages en carton coloré prêts à être emportés dans sa valise (l’origami ne serait qu’un de ses ancêtres), ses lampes Falkand qui se déplient en accordéon et surtout le petit habitacle Abitacolo, véritable maison dans la maison.

Sculptures de voyage de Bruno Munari

Abitacolo de Bruno Munari

lampes Falkand de Bruno Munari

Travaux d’autres artistes :
Robert Filliou ouvre l’exposition avec Danse poème aléatoire collectif, un système de roues qui implique directement le spectateur, et sa suspension Pour pêcher à deux la lune qui m’a fait pensé à un mât de bateau et à son cordage.

Danse poème aléatoire collectif de Robert Filliou

The Play – Thunder : Œuvre singulière. Pendant dix ans, entre 1977 et 1986, un paratonnerre est monté par une équipe de 50 personnes sur le Mont Shubu près de Kyoto.. On attend chaque année que le tonnerre le frappe, mais rien ne se passe. Aucune finalité dans cette œuvre, juste une mobilisation et un public pour aimer le temps et l’espace infini du plein air. En voici quelques affiches/plans :

Thunder de The Play

Thunder de The Play

Ryan Gander et son œuvre Such divergent directions are surely too heavy for such a fine thread. On observe au sol, deux mobiles dont les formes sont les ombres crées par deux sculptures mobiles de Munari et de Calder. On sous entend que les deux oeuvres ne peuvent cohabiter. Elles défient l’équilibre et le mouvement toutes les deux, mais leurs intentions diffèrent tellement qu’elles précipitent la chute des mobiles.

La série de collage postaux de Ray Johnson. Un mail art très dada qui constitue pour moi le cœur de l’exposition !  Dans les années 50, Ray fait des collages avec de la presse, des photos et il envoie ce qu’il appelle des moticos à des amis, des connaissances ou même à des inconnus. Il créé ainsi la New-York Correspondance School, y définissant cette pratique comme secret privé et sans règle. Malheureusement pour lui ses moticos sont populaires jusque dans les années 70 et encore même aujourd’hui..

de Ray Johnson

de Ray Johnson

Informations pratiques : FRAC ILE DE FRANCE – Le Plateau (place Hannah Arendt, 75019 Métro Buttes Chaumont ou Jourdain)
Entrée gratuite.
Attention : Fermé du 24 décembre 2011 au 4 janvier 2012

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Cummulus : la 13e expérience du Laboratoire

Véritable croisement entre une galerie d’art, un centre de recherche et une boutique de design : le laboratoire est un centre de recherche expérimentale et d’exposition, situé en plein cœur de Paris. Le lieu en est déjà à sa treizième exposition, ou plutôt expérience. Le concept est simple : inviter un scientifique à travailler avec un artiste sur un sujet en particulier, “l’artscience” selon les termes de son fondateur.

Qui a eu une idée aussi saugrenue d’ailleurs ?
C’est David Edwards, professeur franco-américain en génie biomédical à Harvard qui a fondé le Laboratoire en 2007… ce qui fait de lui un mécène puisque ce lieu d’expérimentation ne dispose d’aucune aide publique, mais s’associe de temps à autres avec des marques.

Cummulus c’est quoi concrétement ?
Une œuvre d’art géante en crochet pesant près de 300kg : plus de 12 m de long et 3m de largeur en fils d’acrylique Cashmilon.

Vous vous dites : quel est le lien entre ce gros maillage suspendu au plafond avec les sciences ?
Pour vous la faire simple : le Chilien Ciro Najle (architecte et artiste) a travaillé avec son équipe MLab sur un projet concernant la création de capteurs d’humidité atmosphérique dans le désert d’Atacama. L’équipe du MLab était composée essentiellement d’architectes, mais aussi de chercheurs, météorologues, spécialistes de nuages…

Les capteurs élaborés par l’équipe sont des structures tridimensionnelles faites dans des matériaux textiles expérimentaux. L‘humidité, matérialisée sous forme de brouillard ou de nuages se condense sur le maillage en tissu de ces capteurs (puis est collectée dans un conteneur plastique). La finalité du projet est bien évidemment de récupérer cette eau pour la redistribuer dans les pays en voie de développement.

Au fur et à mesure que leurs études ont avancé, l’équipe a conçu une structure textile de plus en plus complexe qui a intégré toutes les fonctions du capteur (captage, collectage & stockage de l’eau) : un drôle de système non linéaire…

Ciro Najle parle alors d’ “ingénierie irrationnelle” : ce n’est plus seulement une invention scientifique, c’est également une œuvre d’art dotée d’une architecture agaçante.

Donc à ce stade je n’ai toujours pas expliqué pourquoi ce gros machin en crochet est exposé au Laboratoire.. Hein pourquoi ?
Et bien, Cummulus c’est une représentation de la forme idéale de ce capteur… c’est aussi un travail sur un terme que j’aime beaucoup : “le concept d’architecture textile“… un continuum entre les fluides (l’atmosphère) et les solides (l’architecture)..

J’arrête dans les explications.. A vous de venir voir ça. Les médiateurs se feront un plaisir de vous guider. Inutile non plus de vous expliquer la construction du nuage avec ses surfaces caténaires & “la cascade fractale”
Retenez seulement que le crochet matérialise hyper bien la géométrie complexe de ces capteurs.. On peut en effet augmenter le nombre de points d’une ligne de crochet (si vous n’avez jamais fait de tricot, laissez béton), donc gonfler la structure et amplifier la courbure créant des surfaces locales hyperboliques..

Voilà, maintenant que tous mes lecteurs sont morts terrassés par les fractales et les surfaces hyperboliques, je peux ajouter que ce gros machin crocheté donne envie de lui sauter dessus.. en toute simplicité ! Cet espèce de monstre duveteux a l’aspect d’une grosse chips éclairée de l’intérieur ; on voudrait enfiler une de ses manches géantes de tissu et se laisser pendouiller tel un gosse sur une balançoire. On se laisserait volontiers pendre à une ligne de caténaire-ta-mère comme à une liane et croquer deux trois fractales sales pour leur casser le cou. oui oui. la science, les arts et mon imagination…

Autre découverte du Laboratoire : le Lab Store. Si vous aimez la cuisine moléculaire, foncez ! Chaque expérience culinaire vous coutera 10 euros (pensez à réserver).

Le Laboratoire, 4 rue Bouloi, Paris 75001, Métro Palais Royal, Ouvert vendredi-samedi-dimanche-lundi de 12h à 19h.

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Polaroids VS Derbys de Richard Himmer

Voici une exposition microscopique recommandée par les Rencontre Photographiques du Xe arrondissement. Elle s’est logée dans le couloir d’un club de boxe à deux pas du Canal Saint-Martin : le Battling Club.

richard himmer

A l’entrée, un grand musclé. “Bonjour, c’est pour l’expo photo Polaroids VS Derbys !”. Les deux grandes épaules me dévisagent de haut en bas. (Non non monsieur, je ne suis pas venue là pour me prendre une droite sur le ring). “Allez-y”. Bien. A moi le couloir où sont exposées les photos de Richard Himmer. Les habitués me prennent pour une dingue : eux en shorts plein de sueur et moi emmitouflée sous mes laines à renifler les murs avec mon Blackberry. Clic. Clac.

richard himmer 2

Richard Himmer prend ses photos avec un Polaroid 669 : aujourd’hui introuvable, il avait prévu le coup en faisant un stock de pellicules.. périmées..
Il utilise ici la technique du décollage d’émulsion : ” La membrane photo (émulsion) est travaillée dans l’eau puis déposée sur un papier aquarelle ; ce qui donne à l’image une douceur et une texture, celle du papier, mais aussi un mouvement, celui de l’eau…

roller derby

Pourquoi avoir choisi le Roller Derby comme sujet ? Tout d’abord par ce que c’est son dada. Et après tout des nanas en roller, tatouées, les cheveux roses, prêtes à casser la baraque pour marquer un point… c’est vintage et plutôt sexy, non ?

Exposition ouverte de 11H à 21H30 tous les jours sauf le lundi jusqu’au 20 novembre (13 rue de la Grange Aux Belles, Paris 10e)

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